La question à se poser avant de comparer

Comparer des plateformes d'influence n'a de sens qu'en sachant ce que l'on achète. Trois réponses possibles, et elles n'ont pas le même prix :

Tant que cette question n'est pas tranchée, tous les comparatifs se contredisent, parce qu'ils ne parlent pas du même produit.

Les cinq familles, et qui porte le risque

Famille Ce que vous payez Qui porte le risque Pour qui
Paiement à la vue vérifiée Un taux par 1 000 vues constatées Partagé : vous ne payez que l'audience obtenue Marques qui veulent du volume mesurable, créateurs sans gros compte
Marketplace UGC au forfait Un prix par vidéo livrée Vous : la facture est due, la diffusion non Marques qui veulent des créas à diffuser en publicité
Logiciel de recherche d'influenceurs Un abonnement pour chercher et contacter Vous, entièrement Équipes marketing internes qui gèrent leurs campagnes
Agence d'influence Des honoraires plus les cachets Vous, avec un accompagnement Budgets importants, campagnes négociées
Programme natif du réseau Rien, mais des seuils d'entrée Le créateur Créateurs déjà établis

Les acteurs, par famille

Paiement à la vue. Côté international, Whop Content Rewards est la plus grande marketplace de clipping, en anglais, avec plusieurs centaines de campagnes simultanées et une revue des soumissions par la marque. Payper propose aussi du clipping et de l'UGC, en anglais. En France, Clipstack facture l'annonceur aux vues, et PostRoyalty fonctionne avec un budget déposé et bloqué avant la publication de la campagne.

Marketplaces UGC au forfait. Elles mettent en relation des marques et des créateurs sur un prix par vidéo. Le modèle est mûr et bien outillé, mais le paiement dépend d'une validation après livraison.

Logiciels de recherche. Ils vendent une base de profils, des filtres et un outil de prise de contact, souvent par abonnement annuel. Ils ne produisent rien et ne garantissent rien : ils font gagner du temps de sourcing.

Agences. Elles apportent la négociation, la production et la coordination. C'est le choix des campagnes à forte enjeu, avec un coût de structure en conséquence.

Programmes natifs. Les réseaux rémunèrent directement certains créateurs, sous conditions d'abonnés et de vues. Gratuit, instable, et fermé aux petits comptes.

La grille de dix critères

Pour départager deux plateformes de la même famille, dix questions suffisent. Les quatre premières décident presque toujours.

  1. Qu'est-ce qui déclenche le paiement ? Une livraison, une validation humaine, ou une mesure automatique.
  2. Le budget de l'annonceur est-il déposé avant la publication ? C'est ce qui distingue une promesse d'une garantie.
  3. Qui mesure les vues, et à quelle fréquence ? Une capture d'écran n'est pas une mesure.
  4. Y a-t-il un seuil pour être payé ? Seuil d'abonnés, de vues, ou de gains avant versement.
  5. Quels frais, et sur quelle base ? Commission sur le budget, sur le CPM, frais de dépôt, frais de retrait.
  6. Le reliquat de budget est-il remboursé ?
  7. Quelle langue, quel marché ? Une campagne en anglais ne servira pas une marque française.
  8. Y a-t-il une sélection à l'entrée ?
  9. La conformité française est-elle traitée ? Mention de collaboration commerciale, contrat écrit.
  10. Quel délai entre la publication et l'argent ?

Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas

Autant le dire clairement, parce qu'un comparatif dans lequel son auteur gagne partout n'a aucune valeur.

PostRoyalty est le bon choix si vous visez le marché français, si vous voulez que le budget soit bloqué avant que les créateurs travaillent, si vous acceptez de payer au résultat mesuré plutôt qu'au forfait, et si vous voulez que des créateurs sans audience installée puissent participer. Côté créateur : si vous n'avez pas de gros compte et voulez être payé dès la première vue, sans seuil d'abonnés.

PostRoyalty n'est pas le bon choix si vous cherchez plusieurs centaines de campagnes simultanées, ce que seules les marketplaces internationales offrent aujourd'hui. Ni si vous voulez des marques anglophones. Ni si vous voulez un forfait négocié garanti indépendamment des résultats, ce qui est l'objet même d'une marketplace UGC ou d'une agence. Ni si votre besoin est un outil de sourcing avec base de profils et séquences de prise de contact : c'est le métier des logiciels de recherche, pas le nôtre.

Comment choisir en trois questions

  1. Voulez-vous une vidéo, ou des vues ? Une vidéo à diffuser vous-même oriente vers l'UGC au forfait. Des vues orientent vers le paiement à la vue.
  2. Acceptez-vous de payer sans garantie de diffusion ? Si non, écartez tout ce qui facture la production.
  3. Votre public est-il français ? Si oui, la langue de la plateforme cesse d'être un détail : une campagne en anglais attire des créateurs anglophones et des vues hors marché.

Les signaux d'alarme, quelle que soit la plateforme

Peut-on en utiliser plusieurs ?

Oui, et c'est même la norme côté créateur : les campagnes ouvertes ne se recouvrent pas, et rien n'interdit de poster sur plusieurs plateformes. Côté marque, mieux vaut en tester une sérieusement que trois à moitié : une campagne se juge sur un ensemble de vidéos, et disperser le budget empêche d'obtenir un signal exploitable.