La réponse directe
Sur une plateforme de paiement à la vue, un budget se consomme au rythme des vidéos publiées et des vues qu'elles obtiennent, donc sur des semaines ou des mois, jamais à une date choisie.
Voici les chiffres réels de nos campagnes ouvertes, au 18 septembre 2026 :
| Budget déposé | Consommé | Part du budget | Durée écoulée |
|---|---|---|---|
| 250 € | 19,43 € | 7,8 % | 24 jours |
| 1 000 € | 36,30 € | 3,6 % | 8 semaines |
| 50 € | 0,68 € | 1,4 % | 8 semaines |
| 150 € | 0,69 € | 0,5 % | 7 semaines |
La meilleure campagne consomme donc environ 0,8 € par jour pour 250 € déposés. À ce rythme, le budget complet demanderait plusieurs mois.
Pourquoi c'est structurel et pas un défaut
Trois mécanismes se cumulent, et ils sont les mêmes sur toutes les plateformes de ce type.
- La production est volontaire. Aucun créateur n'est obligé de publier. Le nombre de vidéos dépend de l'attractivité du tarif, de la clarté du brief et de la facilité du sujet.
- Les vues d'une vidéo courte arrivent surtout dans les premières heures, puis la courbe s'aplatit. Une vidéo qui a fait 300 vues en deux jours en fera rarement 3 000 le mois suivant.
- La distribution est très inégale. La médiane est de 288 vues par vidéo, mais 27 % des vidéos font moins de 100 vues. Le volume vient d'un petit nombre de succès, qui sont par nature imprévisibles.
Ce qu'il faut en conclure avant de déposer un budget
Si vous avez une échéance courte, par exemple un lancement dans trois semaines, le paiement à la vue n'est pas le bon outil seul. Il produit du contenu et de la preuve sociale sur cette durée, pas un volume garanti. Combinez-le avec de la publicité payante, dont c'est précisément le métier.
Si vous cherchez du contenu et de la présence durable, c'est l'inverse : votre budget travaille pendant des mois, les vidéos restent en ligne, et vous ne payez que ce qui a été produit.
Si votre budget est important, dimensionnez par tranches. Déposer 6 500 € d'un coup sur une plateforme qui consomme 25 € par mois n'a pas de sens, alors que 250 € puis 250 € permettent de juger sur pièces et de monter quand le rythme suit.
Les quatre leviers qui accélèrent la consommation
- Le tarif au mille. C'est le levier le plus direct. Notre campagne la plus consommatrice est aussi celle qui paie le mieux, 3,50 € les mille contre 1,00 € en médiane. Un tarif élevé attire plus de créateurs et des profils plus sérieux.
- Les ressources fournies. Visuels, vidéos sources à découper, accès de test au produit. Un créateur qui n'a rien à montrer ne publie pas.
- Un sujet grand public. Un produit qui parle à tout le monde trouve des créateurs immédiatement. Un logiciel professionnel de niche n'en trouve pas, quel que soit le tarif.
- Un brief court et précis. Ce qui bloque la production, ce sont les briefs qui demandent une démonstration à l'écran sans donner accès au produit.
Comment mesurer ce rythme vous-même
Deux nombres suffisent, relevés une fois par semaine : le montant consommé et le nombre de vidéos publiées. Le premier divisé par le nombre de jours donne la vitesse en euros par jour ; le budget restant divisé par cette vitesse donne une date d'épuisement.
C'est un calcul que toute plateforme sérieuse devrait afficher, et que très peu affichent, parce que la réponse honnête est souvent « plusieurs mois ».
