Les cinq canaux, comparés
| Canal | Coût par vidéo | Temps que ça vous prend | Ce que vous contrôlez |
|---|---|---|---|
| Prospection directe (DM, email) | 50 à 150 € | très élevé, un par un | tout |
| Place de marché de prestations | 30 à 120 € | moyen | le brief et la sélection |
| Agence | plusieurs centaines d'euros | faible | tout, avec garanties |
| Plateforme à la performance | moins de 1 € (mesuré) | faible | le brief seulement |
| Votre communauté | offre produit | élevé au départ | peu |
Les coûts par vidéo des trois premiers canaux sont des ordres de grandeur du marché français. Le quatrième est une mesure : sur une campagne à 250 € de budget, 21 vidéos produites par 9 créateurs en 17 jours pour environ 19 € facturés.
Pourquoi un tel écart de prix
Il ne mesure pas la qualité, il mesure qui porte le risque.
Quand vous payez 100 € une vidéo, vous payez avant de savoir ce qu'elle fera. Si elle fait 200 vues, elle vous a coûté 0,50 € la vue. Quand vous payez à la vue vérifiée à 2 € les mille, ces mêmes 200 vues vous coûtent 0,40 € au total.
Le forfait ne redevient avantageux qu'au-delà d'un seuil calculable : forfait ÷ tarif au mille × 1 000. Pour un forfait de 100 € face à un tarif de 2 €, la bascule est à 50 000 vues. Sur des créateurs émergents, dont la médiane mesurée est de 288 vues par vidéo, ce seuil n'est jamais atteint.
Comment reconnaître un bon créateur UGC avant de payer
Le nombre d'abonnés est le pire critère possible, parce que la diffusion d'une vidéo courte ne dépend presque pas de l'audience installée. Regardez plutôt :
- La vue médiane de ses dernières vidéos, pas sa meilleure. Une seule vidéo à 500 000 vues sur un compte qui en fait 800 d'habitude ne dit rien de ce qu'il produira pour vous.
- La régularité. Quelqu'un qui publie trois fois par semaine depuis six mois produira. Quelqu'un qui a publié dix vidéos en 2024 non.
- Sa capacité à montrer un produit. Regardez s'il a déjà filmé un objet ou un écran, ou s'il ne fait que du face caméra.
- La cohérence avec votre public. Un créateur dont l'audience a 15 ans ne vendra pas un logiciel de comptabilité.
Sur une plateforme à la performance, vous n'avez pas à faire ce tri : vous le remplacez par le volume, et vous ne payez que ce qui marche.
Le piège du sourcing par abonnés
C'est l'erreur que nous avons faite nous-mêmes en construisant notre outil de prospection. Chercher des créateurs par nombre d'abonnés revient à acheter un indicateur qui ne prédit pas les vues. Nous avons basculé sur la vue médiane des vidéos récentes, et il y a un piège dans le piège : une recherche par hashtag ne renvoie qu'une vidéo par auteur, et c'est par construction sa meilleure. Une médiane calculée sur ce point unique surestime tout le monde. Il faut relire les vidéos récentes du profil pour obtenir une médiane honnête.
Si vous prospectez à la main, la conséquence pratique est simple : ouvrez le profil et regardez les cinq dernières vidéos, pas celle qui est ressortie dans votre recherche.
Ce qu'il faut donner au créateur, quel que soit le canal
Sur toutes nos campagnes, les mêmes manques reviennent :
- un accès de test au produit, sans lequel une démonstration à l'écran est impossible ;
- deux ou trois visuels ou une vidéo source à découper ;
- un brief de dix lignes, pas trois pages ;
- la formule exacte de la mention légale à porter dans la légende, imposée par la loi du 9 juin 2023.
Un créateur qui a de la matière fait une meilleure vidéo, et elle vous coûte le même prix.
Le canal à choisir selon votre budget
- Moins de 300 € : plateforme à la performance. C'est le seul canal qui produise un nombre significatif de vidéos à ce niveau.
- 300 à 2 000 € : performance pour trouver le message qui accroche, puis deux ou trois vidéos au forfait sur des créateurs choisis, avec ce message validé.
- Au-delà : agence si vous avez une échéance et une image à protéger, sinon le mélange précédent à plus grande échelle.
