Pourquoi il n'y a pas de réponse unique
En UGC classique (contrat direct avec une marque, brief négocié par DM ou par une agence), le nombre de vues à atteindre n'est écrit nulle part avant la campagne. Certaines marques paient au forfait, peu importe les vues. D'autres promettent un bonus "si ça performe" sans jamais définir ce que "performe" veut dire. C'est ce flou qui produit la plainte la plus fréquente chez les créateurs UGC : une marque qui décide, après coup, que les vues "ne comptent pas assez" pour payer.
Ce que PostRoyalty affiche, chiffré au 8 septembre 2026
Sur les 9 campagnes actuellement live sur la plateforme, interrogées en direct sur l'API publique :
| Campagne | CPM (pour 1000 vues vérifiées) | Vues minimum pour être payé | Fenêtre de suivi | |---|---|---| | PostRoyalty (vues vérifiées) | 1,00 € | 0 | 10 jours | | Lance ou Dégage | 1,00 € | 0 | 10 jours | | Valo (apprendre une langue) | 1,00 € | 0 | 10 jours | | BeReach | 1,00 € | 0 | 10 jours | | Clippe benou.irl | 1,00 € | 0 | 10 jours | | Assetry | 1,10 € | 0 | 10 jours | | Teradion | 1,20 € | 0 | 10 jours | | Coseka | 3,00 € | 0 | 10 jours |
Les 9 campagnes, sans exception, ont min_views_to_qualify réglé à 0. Ce n'est pas une promesse marketing, c'est un champ de la base qui conditionne mécaniquement le paiement : dès qu'une vue est vérifiée par le suivi automatique (toutes les 2 heures), elle rentre dans le calcul du gain affiché, au tarif CPM annoncé avant que le créateur publie.
Ce qui change concrètement par rapport à un brand deal classique
- Le tarif est fixé avant la publication, pas négocié après avoir vu les chiffres. Un CPM de 1 € à 3 € selon la campagne, visible publiquement avant de soumettre une vidéo.
- Le budget est bloqué en amont (escrow), donc il ne peut pas être "revu à la baisse" si la campagne cartonne : le seul frein est l'épuisement du budget total, pas une décision humaine a posteriori.
- La première vue compte. Sans seuil minimum, une vidéo à 300 vues est payée exactement comme une vidéo à 300 000 vues le serait à la même proportion : c'est le CPM qui multiplie, rien d'autre.
- Les vues sont vérifiées, pas déclarées. Le scrape tourne automatiquement sur la fenêtre de suivi (10 jours ici), donc ni le créateur ni la marque ne fournissent un chiffre à la main.
Ce qui reste à la discrétion de la marque
Un point n'est pas automatisé : une soumission hors sujet par rapport au brief peut être écartée (statut disqualified) avant d'être comptée. Le nombre de vues n'est donc jamais en cause, seule la conformité au brief l'est, et c'est explicite avant publication, pas une surprise après.
En résumé
Sur un brand deal classique, la question "combien de vues pour être payé" n'a pas de réponse tant que le contrat ne le précise pas noir sur blanc. Sur PostRoyalty, la réponse est 0 : chaque vue vérifiée, dès la première, au CPM annoncé avant publication.