Pourquoi l'abonnement pose problème quand on teste
Un abonnement mensuel sur une plateforme UGC se rentabilise si vous produisez en continu. Il devient cher dans trois situations très fréquentes :
- vous testez encore le canal et vous ne savez pas s'il fonctionne pour votre produit ;
- votre production est irrégulière, par exemple liée à des lancements ;
- votre budget total est inférieur à quelques mois d'abonnement, ce qui est le cas de la plupart des jeunes marques.
Dans ces trois cas, l'abonnement vous fait payer la disponibilité d'un service plutôt que son résultat.
Les trois modèles sans abonnement
| À l'acte | À la performance | En direct | |
|---|---|---|---|
| Vous payez | chaque vidéo commandée | les vues obtenues | chaque créateur, séparément |
| Engagement | aucun | aucun | aucun |
| Un mois sans production coûte | 0 € | 0 € | 0 € |
| Budget non consommé | sans objet | remboursé | sans objet |
| Prix constaté | 30 à 150 € la vidéo | 1 à 3,50 € les 1 000 vues | 50 à 150 € la vidéo |
| Temps que ça vous prend | faible | faible | très élevé |
| Droits d'usage | oui | non par défaut | à négocier |
À l'acte : vous commandez un nombre de vidéos, vous les payez, terminé. Prévisible, et le prix unitaire reste élevé.
À la performance : vous déposez un budget qui est un plafond, vous annoncez un tarif pour 1 000 vues vérifiées, et vous ne payez que ce qui a été vu. C'est le seul modèle où le non-consommé revient sur votre compte. Mesuré sur nos campagnes : 250 € déposés ont produit 21 vidéos par 9 créateurs en 17 jours, pour environ 19 € réellement facturés.
En direct : vous contactez les créateurs vous-même. Aucun intermédiaire à payer, mais le coût réel est votre temps, et il est considérable : sourcing, négociation, brief, relances, paiement et facturation, créateur par créateur.
Les quatre questions à poser avant de signer quoi que ce soit
1. Y a-t-il un engagement de durée ? Un abonnement résiliable au mois n'est pas un engagement ; un contrat annuel en est un.
2. Le budget non consommé est-il rendu ? C'est la question qui distingue un plafond d'une somme engagée. Si la réponse est « conservé » ou « converti en crédit », votre risque n'est plus limité à ce que vous consommez.
3. Y a-t-il des frais de mise en service ? Des frais d'accès à la base de créateurs ou de paramétrage reproduisent un abonnement sous un autre nom.
4. Le prix affiché est-il le prix payé ? Vérifiez si la commission est prélevée sur le budget ou ajoutée par-dessus, et sur quelle base la TVA s'applique. Dans le modèle du débours, le budget destiné aux créateurs est un encaissement pour compte de tiers, hors champ de TVA, et seule la commission de la plateforme est taxée : une plateforme qui applique la TVA sur le total vous coûte 20 % de plus sur l'intégralité de votre budget.
Le minimum réel, qui n'est pas le prix affiché
C'est le chiffre qu'il faut demander et qui est rarement mis en avant. Une plateforme dont la vidéo coûte 40 € mais qui ne vend que des packs de dix a un ticket d'entrée de 400 €.
Ordres de grandeur du ticket d'entrée réel :
- production à l'acte, par packs : plusieurs centaines d'euros ;
- production à l'acte, à l'unité : 30 à 150 € ;
- performance : quelques dizaines d'euros, et vous ne payez que ce qui est produit.
Ce que l'absence d'abonnement ne vous donne pas
Sans engagement, vous n'avez pas de priorité, pas d'accompagnement dédié, et en performance pas de garantie de volume ni de date. C'est le prix de la flexibilité, et il est juste : vous ne payez pas pour être servi en premier.
Si votre production est régulière et que vous avez besoin d'un interlocuteur, un abonnement peut être le bon calcul. Faites-le sur douze mois, pas sur un.
